Projets d'architecture en
- Programme /
- Construction d'immeubles de bureaux et de commerces
- Lieu /
- St Etienne (42)
- Maître d'ouvrage /
- SAS Chateaucreux, l'Art de Construire
- Surface /
- 16 000 m² shon
- Coût /
- 24 millions d'euros HT
- Mission /
- pro+ suivi architectural
- Calendrier /
- livraison 2011
- Agence /
- Art Ingenierie, Art+I, Maki and Associates
- Description /
- Les bâtiments caractérisés par leurs propres proportions développent leurs façades et confirment leur insertion urbaine. La prise en compte des orientations solaires dans la constitution des façades affirme cette attitude.
L’Esplanade de France est bordée par des bâtiments de faible hauteur. Ils constituent un front bâti de deux niveaux sur rez-de-chaussée face au siège social du groupe Casino. La totalité du rez-de-chaussée est vouée à l’activité commerciale. Entièrement vitré et assurant un maximum de transparence, celui-ci offre une profondeur attractive et anime la rue à l’échelle du piéton. La façade sud est constituée d’un mur rideau en verre protégé par un mur végétalisé.
Aux cotés des voies ferrées, les bâtiments de moyenne hauteur se composent de 3 à 5 niveaux courants sur rez-de-chaussée. Située à l’entrée de la ville depuis la desserte SNCF, la façade nord de ces bâtiments se doit d’être traitée avec la même attention qu’une façade principale. Déployée le long des emprises ferroviaires, elle est composée d’un soubassement, d’un corps principal et d’un étage d’attique. L’exposition nord ainsi que les contraintes acoustiques liées au trafic ferroviaire exigent une vigilance dans le traitement des espaces de travail.
La rue intérieure générée entre les deux bâtiments, offre un espace poreux ponctué par des percées visuelles et accès piétons. Le projet porte une attention particulière à ses espaces extérieurs organisés le long d’une promenade.
Une intériorité se développe et qualifie un espace dédié aux activités et services. La présence de passerelles distribuant les bâtiments sud participe à l’animation de la rue. Les différences de niveau de sol induites par la pente de l’esplanade sont gérées au travers de rampes et d’escaliers. Ces derniers partitionnent des espaces intermédiaires. Ils façonnent un écrin à l’échelle du piéton. Pendant la journée, la rue centrale est un lieu privé ouvert au public et à ses usages. Des grilles de fermeture permettent de clore ces espaces hors périodes d'activités commerciales.
Les protections solaires et confort visuel
En terme de confort, les façades ont été conçues dans la recherche du compromis entre conforts visuel et thermique. Les ambiances intérieures sont conçues dans ce double objectif afin de rendre fonctionnel l’occupation de chacun des locaux, en leur procurant des ambiances confortables et contrôlées.
Afin de bénéficier du maximum d’apports gratuits, les protections adaptées à chaque orientation ont été particulièrement étudiées pour éviter les apports solaires en période estivale, tout en permettant au soleil de pénétrer dans les bureaux en période de chauffage.
La toiture
Le traitement de la toiture constitue une partie importante de la conception architecturale. Vue depuis les bâtiments hauts et les collines avoisinantes, elle devient une façade à part entière. Les toitures des bâtiments bas donnant sur l’esplanade seront végétalisées. Elles accueillent des terrasses accessibles par des passerelles. Au nord, les attiques des bâtiments les plus hauts profitent de leur situation pour développer des volumes émergeants associés à des espaces extérieurs. Ils orientent le projet dans le sens de la pente vers la place de la gare.
L’accès aux bureaux se fait par le filtre de la rue intérieure. La desserte des étages est organisée autour de deux systèmes de circulations verticales situés dans les bâtiments arrières. Leurs halls vitrés développés sur l’ensemble de la hauteur s’inscrivent face à l’esplanade dans la composition urbaine des îlots. Les circulations horizontales distribuants les bâtiments sur rue se font par l’intermédiaire de passerelles.Les îlots sont implantés dans le prolongement de la gare SNCF et sur l’emprise des anciens entrepôts de la Sernam occupée antérieurement par le puits de mine des marronniers. Ils constituent un front bâti compris entre l’emprise des voies ferrées au nord et l’esplanade de France au sud.
Le projet agit et réagit avec son environnement existant et à venir, et s’ouvre vers l’espace public. Il s’aligne le long de l’esplanade et dessine une silhouette rectiligne et fractionnée à l’échelle urbaine. Ouverte sur le quartier et la ville, celle-ci rythme et anime le paysage.
Il est constitué de deux principaux volumes bâtis qui s’organisent dans la continuité de la gare SNCF. L’espace généré par cette implantation permet de développer une rue intérieure à vocation de d’activités et de services.